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L'écriture de l'histoire n'est jamais « neutre », elle transcrit les intérêts d'une époque, d'une société, d'un pouvoir. Elle a été souvent écrite par les vainqueurs, c'est pourquoi je n'hésite pas à donner un avis et que je cherche des indices d'une « autre » histoire.

J'essaie de croiser les sources et de ne pas me fier seulement aux articles de vulgarisation, mais je ne suis pas à l'abri d'erreurs d'appréciation. Je rectifie les publications au fur et à mesure de l'actualité et de mes découvertes.  

Un graffiti ressuscite le passé de prison du château de Beauregard

  • fardoise07
  • 19 sept. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 nov. 2025

Sous les couches d'enduit, une église et sa porte ouverte, ont été mises à jour. Témoignage de l'incarcération d'un prêtre réfractaire sous la Révolution. - Photo : F.Cheynel - Hebdo de l'Ardèche Des graffiti découverts en 2022 par Fanny Lalande, spécialiste des écritures carcérales.
Sous les couches d'enduit, une église et sa porte ouverte, ont été mises à jour. Témoignage de l'incarcération d'un prêtre réfractaire sous la Révolution. - Photo : F.Cheynel - Hebdo de l'Ardèche Des graffiti découverts en 2022 par Fanny Lalande, spécialiste des écritures carcérales.

Le château de Beauregard est situé sur la commune de Saint Peray, au pied des ruines de Crussol. Construit au XVIIe siècle, il est modifié par son propriétaire, en 1922, le Baron de Bouvier de Cachard, qui lui donne son allure actuelle avec ses tours,


photographies personnelles, depuis le village à gauche et la belle grille d'entrée à droite.


"En 1696 Beauregard devient prison d'état, il pouvait accueillir jusqu'à 40 prisonniers environ", jusqu'en 1791, lorsque la Constituante supprime les prisons d’État. Mais la France napoléonienne en fait à nouveau la prison d’État du pays du Vivarais. Si, au XVIIe siècle, elle accueille les protestants après la révocation de l’Édit de Nantes, ce sont des prêtres réfractaires qu'elle enferme lors de la Révolution.


Son passé de prison s'était effacé avec ses changements de propriétaires et c'est avec les recherches dans l'entresol, menées par Fanny Lalande, que des graffitis laissés par les prisonniers ont pu être découverts sous les couches d'enduits.

"En juillet, une équipe de chercheurs, pilotée par Fanny Lalande et composée de l'archéologue départementale Émilie Comes-Trinidad, de trois étudiants stagiaires de l'Université d'Avignon et des historiens Nicolas Faucherre et Natalia Muchnik, a poursuivi les recherches avec le soutien de la Drac Auvergne Rhône-Alpes, du Conseil Départemental de l'Ardèche et de la mairie de Saint-Péray. L'objectif était d'inventorier les graffitis et de finaliser le dégagement des murs de l'entresol. " Hebdo de l'Ardèche


Reste aussi à tenter d'identifier les prisonniers qui ont transité par le château de Beauregard. "Ils étaient enfermés indistinctement, hommes, femmes, enfants, au sous-sol du château où ils pouvaient circuler librement avant d'être transférés vers d'autres prisons."



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