Quand le commercial fait fi du devoir de mémoire
- fardoise07
- 7 juil.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 juil.
Un complexe commercial est en construction sur le site d'un camp de concentration de la seconde guerre mondiale, en faisant fi du devoir de mémoire, mais aussi du respect de la souffrance humaine. Cela se passe en Autriche sur les ruines de l'ancien camp de Leobersdorf, au sud de Vienne, réservé aux femmes et dépendant du camp principal de Mauthausen

Le camp de Mathausen - La Ligue de défense juive
“Dans la commune de Leobersdorf, on enterre le passé nazi sous des couches de gravier, d’acier et de béton”, annonce le quotidien autrichien Wiener Zeitung.

La construction d'un Lidl - Wiener Zeitung
Le camp de Hirtenberg, situé à proximité de Leobersdorf (Basse-Autriche), était le deuxième plus grand camp de concentration pour femmes d'Autriche sous le régime nazi. Il a été créé en 1944 et dépendait du camp principal de Mauthausen.
Nombre de déportées : Jusqu’à 400 femmes et jeunes filles, principalement originaires de Pologne, d’Italie et d’URSS.
Conditions de détention : Les prisonnières vivaient dans des baraquements en bois, entourés de barbelés électrifiés. Elles étaient contraintes au travail forcé dans une usine de munitions voisine, fabriquant des dispositifs de mise à feu pour l’effort de guerre nazi.

Libération : Le camp a été libéré par l’Armée rouge le 2 avril 1945. Avant cela, les SS ont évacué les prisonnières vers Mauthausen, où sept femmes ont été exécutées pendant la marche forcée. QWANT

Libération du camp d'Auschwitz, les soviétiques découvrent des femmes déportées, dans leurs baraquements. Janvier 1945. © Crédit photo : AFP - Sud Ouest
Les zones commerciales en périphérie des villes s'étendent encore et toujours. Les travaux ont permis la découverte de sites archéologiques, quelquefois majeurs, comme à Lavau, près de Troyes, mais par la suite, ce qu'il reste de ces sites est enfoui sous le béton. Mais différence majeure : ici on a conscience du site historique avant les travaux, et cependant on efface, on enterre,
L’Office fédéral des monuments historiques autrichien a jugé les ruines du camp « insuffisantes » pour justifier une protection, malgré les protestations.
Aucun vestige visible : Les ruines ont été démolies pour laisser place aux travaux.
Aucun mémorial : Contrairement à d’autres sites historiques, aucune plaque ou structure ne rappelle le passé du lieu. QWANT
Une information découverte hier sur le Net grâce à "Courrier International" et qui m'a fait froid dans le dos. L'idée même que le mal a sévi ici est tout simplement effacée.





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