Le Paris des barricades - témoignage de 1848
- fardoise07
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Thibault, Charles François (1801), photographe - daguerréotype conservé au musée d'Orsay. Barricades de la rue Saint-Maur, le 25 Juin 1848, avant l'attaque.
"A l’époque où la barricade constitue un sujet nouveau dans la peinture et la littérature, son rôle devient systématique dans les événements politiques. Des insurgés érigent des barricades en 1827, 1830, 1832, 1834, 1839, 1848 (février et juin), 1849, 1851, et c’est alors que le terme acquiert son sens moderne. Sur vingt-cinq ans, toute une génération de jeunes républicains tels que Louis-Auguste Blanqui (1805-1881) ou François-Vincent Raspail (1794-1878) a fait son éducation politique au sommet des barricades en luttant contre les Bourbons et les Orléans, a acquis une maturité dans les combats de la Deuxième République et a été écrasée par le coup d’État de 1851." L'histoire par l'image
Un second daguerréotype montre la rue après la prise des barricades par le général Lamoricière et ses troupes,

"Le 19 août 1839, lors d’une séance officielle à l’Institut de France, Louis-Jacques-Mandé Daguerre (1787-1851), décorateur de théâtre parisien, divulgue le premier procédé photographique qu’il était parvenu à mettre au point en tirant parti des recherches de son associé, Nicéphore Niepce.
Le procédé consiste à fixer l’image positive obtenue dans la chambre noire sur une plaque de cuivre enduite d’une émulsion d’argent et développée aux vapeurs d’iode. Il permet d’obtenir pour la première fois une reproduction directe et précise de la réalité."
Grâce à ce procédé, nous pouvons "voir" des barricades en réalité, pas si loin cependant des représentations plus ou moins romantiques que le cinéma ou la télévision ont imaginé. Je pense en particulier de celles qui sont au cœur de la seconde partie des Misérables, celles où va combattre Marius et dont il sera sauvé par Jean Valjean. Le Paris rebelle des barricades qui a marqué non seulement ces générations là, mais aussi celle de la Commune, jusqu'à celle de mai 1968 qui a retrouvé cette fougue révolutionnaire.
Sur les photographies de Bruno Braquehais nous pouvons voir aussi les fédérés qui posent près des barricades, mais le procédé photographique n'était pas le même. Voir l'article ICI



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