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L'écriture de l'histoire n'est jamais « neutre », elle transcrit les intérêts d'une époque, d'une société, d'un pouvoir. Elle a été souvent écrite par les vainqueurs, c'est pourquoi je n'hésite pas à donner un avis et que je cherche des indices d'une « autre » histoire.

J'essaie de croiser les sources et de ne pas me fier seulement aux articles de vulgarisation, mais je ne suis pas à l'abri d'erreurs d'appréciation. Je rectifie les publications au fur et à mesure de l'actualité et de mes découvertes.  

A travers le patrimoine de Guilherand Granges

fardoise07
il y a 7 jours
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

...Ou comment vivre les journées du Patrimoine depuis son salon


J'ai déjà parlé de la mémoire archéologique de nos départements consignée sur Gallica,(*) et pour ces journées Européennes du Patrimoine je voudrais citer Granges-lès-Valence, aujourd'hui rattaché à Guilherand village pour ne faire plus qu'une seule commune. Des images d'archives pour mieux comprendre :


1906 Au premier plan Valence, les deux ponts, aujourd'hui disparus, et le village de Granges lès Valence en second plan.
1906 Au premier plan Valence, les deux ponts, aujourd'hui disparus, et le village de Granges lès Valence en second plan.

Ce n'est alors qu'un petit hameau.


Au début des années 60, au premier plan la pile de l'ancien bac à traille sert de repère, l'annexe de l'usine Crouzet. Les immeubles construits dans ces années là ont déjà peuplé en grande partie la plaine. La route droite conduit à Saint Peray.


Aujourd'hui, photographie personnelle depuis la colline de Crussol.


Et du même endroit, le village de Guilherand,


L'église du XIXe, en premier plan, les maisons et derrière la voie ferrée, les usines et la zone commerciale.


Alors quid du patrimoine historique dans une ville aussi récente ? Le plus ancien témoin encore debout, est la pile du bac à traille qui reliait, depuis le Moyen-Age et jusqu'au XXe siècle les rives ardéchoise et valentinoise,


voir l'article ICI


Comme un témoin rescapé, le départ du pont Seguin est resté en place, il a été remplacé par le pont "provisoire".


Le patrimoine industriel n'a pas été épargné, disparue l'usine Crouzet, ainsi que tous les anciens ateliers et manufactures,


Garage de type art déco détruit pour faire place à un immeuble d'habitation,


et plus récemment les ateliers de la Bonneterie Cévenole,

la démolition des ateliers remplacés  eux aussi par des immeubles d'habitation
la démolition des ateliers remplacés eux aussi par des immeubles d'habitation


Années 60 disparus les arbres fruitiers, ici, seule la maison est encore là - Photo R.Dumon
Années 60 disparus les arbres fruitiers, ici, seule la maison est encore là - Photo R.Dumon

Le même endroit aujourd'hui.


Quelques maisons, et surtout des fermes, anciennes sont encore là, comme celle-ci encore en activité,


mais elles ont souvent tellement changé qu'il devient impossible de les reconnaître.



Quelques arbres fruitiers avaient survécu, tant bien que mal, aujourd'hui ceux-ci ont été arrachés. Photographie de 2016.


Disparues aussi les cabanes de pêcheurs sur le Rhône,


Années 1980 restes d'une de ces cabanes avec aussi des déchets jetés dans le fleuve.


Ce serait oublier tout ce qui est enterré et qui ressort au détour de travaux, ici ou là, un peu partout sur le territoire de la commune, et jusqu'à celle de Soyons, où des fouilles récentes ont mis à jour des vestiges gallo-romains importants (les thermes ICI et un quartier d'artisans ICI).

La plaine a été occupée depuis l'âge du bronze jusqu'à l'Antiquité, alors que Valence était une colonie romaine, il semble que ce qui fut Granges lès Valence a peut-être été un équivalent de Saint Romain en Gal pour Vienne, en plus modeste sans doute. (laissez moi rêver)


Gallica - Carte de l'Ardèche tout le détail des découvertes sur la commune


Comme à Valence, le passé antique est enterré sous la ville moderne.



(*) Carte archéologique de la Gaule, l’Ardèche :




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